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 Mon voyage initiatique au Chili

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Wanaku
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MessageSujet: Mon voyage initiatique au Chili   Jeu 28 Déc - 19:10

Salut !
Je vous livre ci-dessous mon Carnet de Route de mon voyage au Chili de novembre 2001 effectué avec un très bon ami qui travaillait alors pour American Airlines. D'autres voyages ont suivis vers cette région magnifique.
Bon courage à ceux qui voudront le lire - c'est assez long Wink Mais comme j'ai adoré ce voyage je me suis dit que je pourrais partager cette expérience avec vous et peut-être vous donner envie d'y aller.

Les photos correspondant à ce voyage en particulier sont ici:
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CHILE
Carnet de voyage – Novembre 2001

Jeudi 1er novembre : Hossegor - Paris

Mon TGV au départ de Dax part avec environ 2 heures de retard, notamment à cause d’un déraillement survenu à Saubusse hier. C’est pas bien grave, j’ai tout mon temps.
Le voyage jusqu’à Paris est agréable. J’ai rencontré un gendarme mobile se prénommant Arnaud qui met en application tout l’entraînement reçu à l’armée : Nous ingurgitons pendant le trajet 2 doubles Ricard et 4 bières chacun. Je considère ça comme une mise en condition pour la First…
Mes amis Nico et Isa viennent me chercher à Montparnasse. Sympa. Ensuite nous récupérons Xan à Denfert avant de partir à Issy chez nos hôtes. Le programme du reste de la soirée : Auchan, apéro et dîner suivi d’un gros dodo.
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MessageSujet: Re: Mon voyage initiatique au Chili   Jeu 28 Déc - 19:10

Vendredi 2 novembre : Paris - Dallas

5 heures 45 du mat : les deux réveils (on n’est jamais trop prudent…) sonnent. Nous nous préparons en vitesse - sans oublier la cravate bien sûr (obligatoire en Première Classe d’American pour les employés) – avant de prendre un taxi en direction de Roissy-CDG. On se dit que ça y est, on est enfin en route pour notre périple.
Après quelques minutes d’attente à l’aéroport l’enregistrement commence. J’en profite pour fumer une de mes dernières cigarettes avant le vol. Une fois enregistrés, nous ne savons pas trop quoi faire des deux heures et des poussières qui nous séparent de l’embarquement. Nous traînons un peu avant que l’envie d’une autre cigarette me prenne – un peu comme une envie de pisser. Bon, il nous faut donc trouver un « coin fumeur » dans l’aéroport. Nous finissons par trouver un bar tout au fond du terminal A et nous rassemblons nos derniers Francs pour nous payer deux cafés. Xan aborde deux employées d’American Airlines installées juste à côté de nous pour connaître l’heure d’arrivée exacte d’un vol en provenance de Miami à bord duquel se trouve une de ses collègues de Dublin. Quelle bonne initiative ! Elles sont vraiment super sympas et il s’avère que l’une des deux est en fait le superviseur des Premium Services à CDG et elles nous invitent à attendre notre vol dans les salons de l’Admiral’s Club, généralement réservé aux passagers voyageant en First ou en Business, à l’exception bien entendu des employés de la compagnie. Je râle un peu parce que je n’avais pas encore bu une goutte de mon café qui m’avait quand-même coûté 7 Frs, mais elles me rassurent en me disant que là où on va aller, je pourrai boire autant de cafés que je voudrai… Soit ! En effet, l’Admiral’s Club est un salon très feutré et très ‘classe’ où absolument tout est à disposition, gratos et à volonté ! Du café au whisky (single malt !), en passant par les croissants, jus de fruits, etc… . ! Nous sommes donc plutôt bien installés en attendant le départ pour Dallas.
Puis nous embarquons à bord de notre 777, dans la « Flagship Suite ». L’espace est feutré et extrêmement confortable. On en oublierait presque qu’on est dans un avion ! L’accueil est chaleureux : 1 verre de champagne servi, à peine installé dans le fauteuil. Ce fauteuil justement : il me faut à peu près 15 minutes pour comprendre les fonctions de tous les boutons, mais après c’est plutôt cool ; on peut tourner le siège en trois positions différentes, modifier la position du support lombaire, sortir le repose pieds, incliner le dossier et même transformer l’ensemble en lit parfaitement horizontal !!!! Durant le vol, on nous sert bien entendu un dîner complet avec apéro et digestif ainsi que plusieurs vins et pour les films, nous pouvons choisir parmi une liste de cassettes vidéo mises à notre disposition. Le personnel de bord est aussi très sympathique – même si les hôtesses, toutes américaines, sont plus âgées que nous ne l’aurions espéré – et nous sommes même amenés à leur donner quelques cours de français gratuits après avoir décélé quelques erreurs dans les annonces s’adressant aux passagers francophones… C’est bien la moindre des choses !
Atterrissage sans encombre à Dallas Fort-Worth. Xan pousse un ouf de soulagement, car tout au long du vol, il n’était pas vraiment rassuré, plutôt angoissé même (par les temps qui courent, on le serait à moins… n’oublions pas que nous sommes à bord d’un avion d’American Airlines à peine quelques semaines après le fameux 11 septembre). Pour tuer le temps pendant ce long lay-over nous partons au centre de formation d’American Airlines en prenant la navette gratuite mise à disposition pour le personnel de AA. Sur place nous en profitons pour visiter le musée C.R.Smith et sa boutique avant d’aller au Learning Center. Hallucinant ! on y rentre comme dans un moulin ! Il y a bien trois types à l’accueil qui nous gratifient d’un « Hi ! » chaleureux, mais c’est tout. On se pose un peu sur la terrasse du restaurant en sirotant un soda accompagné d’une cigarette. Ensuite nous retournons à l’aéroport pour prendre notre vol de nuit à déstination de Santiago. Voyage en « business » cette fois. Là aussi c’est très confortable. Malheureusement, je suis trop fatigué pour profiter de mon lecteur DVD individuel – dommage, il y avait des films sympas.
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MessageSujet: Re: Mon voyage initiatique au Chili   Jeu 28 Déc - 19:11

Samedi 3 novembre : Santiago - Ancud

Nous foulons le sol chilien pour la première fois ce matin. Première impression : les habitants de ce pays sont sympas et souriants. Xan s’est occupé de changer une partie de nos dollars US en Pesos puisqu’il a réussi à obtenir un taux préférentiel en tant qu’employé d’American (bien qu’encore une fois, personne ne lui ait demandé la moindre preuve de quoi que ce soit).
A 14 heures précises, nous décollons de Santiago en direction de Puerto Montt, une ville très colorée d’après ce que nous voyons lors du transfert en navette de l’aéroport vers le terminal des bus. Avant de prendre notre bus en direction de l’île de Chiloé, nous prenons un café dans un petit local sur le marché artisanal de Puerto Montt. C’est notre premier café en dehors de l’aéroport de Santiago et nous constatons que c’est de l’instantané. On nous pose la boîte de café en poudre sur la table et on nous fournit l’eau chaude. Nous verrons par la suite que c’est quasiment l’unique façon de boire du café dans ce pays, mais on s’y habitue très bien.
Nous prenons le bus en fin d’après midi pour nous rendre à Ancud, au nord ouest de l’île de Chiloé. C’est incroyablement peu cher : le trajet d’environ 100 km, traversée du détroit séparant l’île du continent en ferry compris, nous revient à environ 15 Frs par tête de pipe !
Après avoir franchi le bleu dur du Canal de Chacao on se sent tout de suite ailleurs : sur la marge de quelque chose, la fin d’un monde, le début d’un autre…
A Ancud nous nous trouvons une petite auberge – « hospedaje » comme ils disent ici. Celle que nous avions initialement sélectionnée dans le Routard semble fermée mais nous en repérons une autre juste à côté. Bonne pioche ! Le Lluhaya Hostel est tenu par Hector, un chilien très accueillant et fort sympathique. Il nous donne une chambre assez grande avec deux lits et sanitaires privés. Il y a même la TV ! Le tout pour 6000 Pesos par personne, petit déj compris (environ 65 Frs). Cool – ça s’annonce plutôt bien !
Nous nous précipitons sous la douche, moment que nous attendions avec grande impatience (après 50h de voyage), en décidant de partir sur le champ à la découverte d’Ancud et de ses habitants.
Après la douche vivifiante nous rejoignons Hector dans le salon. Un feu brûle dans la cheminée et la vue sur la baie paisible d’Ancud à travers les grandes baies vitrées est appaisante et splendide. Nous entamons une discussion avec Hector, sur le Chili, Chiloé, lui et nous. Puis passe Edward, un Anglais installé sur l’île, qui passait voir Hector. Il nous briefe sur les endroits « chauds » d’Ancud, nous conseille un restaurant et un ou deux bars. Parfait : notre soirée est déjà planifiée, enfin c’est ce que nous pensions… Car Hector nous annonce qu’il héberge deux jeunes et magnifiques Chiliennes pour cette nuit. Elles sont étudiantes à Osorno et se font un peu de sous en dansant dans une boîte du coin. D’après Hector, « il y aurait moyen » ! Il doit avoir dans les soixante ans, mais qu’est-ce qu’il est cool ! Après qu’Hector nous ait offert notre premier verre de Pisco (boisson nationale chilienne), arrive la première « danseuse ». Au moment où je la vois, je reste bouche bée. Un véritable petit ange au visage d’une douceur indéfinissable, avec des yeux noirs pétillants, et des cheveux ébène, qui brillent avec des reflets magiques : Carolina. D’un coup je me rends compte que ça pourrait s’avérer extrêmement frustrant de ne pas parler espagnol ! Mais ses sourires envoûtants me laissent croire que la barrière de la langue ne sera peut-être pas insurmontable. A peine redescendu sur terre, apparaît Marcella : un autre ange du même type que le précédent ! En plus, Marcella parle un petit peu anglais, ce qui facilite quand-même la communication. C’est pas le top, mais c’est mieux que rien. En tous cas, mon désespoir de ne rien comprendre semble beaucoup amuser ces deux belles créatures.
Carolina nous donne rendez-vous à minuit à l’auberge pour aller ensemble en boîte. Evidemment, on n’allait pas refuser ! En attendant, Xan et moi allons manger au ‘El Sacho’, le restaurant recommandé par Edward. Nous mangeons du merlu (merluza) – le meilleur que j’aie jamais mangé et en plus c’est très bien servi. Je n’arrive même pas à finir mon assiette. Nous discutons un peu avec un couple de Belges attablés à côté de nous. Ils sont sympas, mais pas question de traîner : nous avons rendez-vous avec nos deux chiliennes…
Peu après minuit, c’est le cousin du patron de la boîte qui vient nous chercher tous les quatre. Xan et moi nous installons à l’arrière de la fourgonnette pour parcourir les cinq kilomètres qui nous mènent au « Gato Volador » (littéralement : « Chat volant ») où nous rentrons bien entendu sans payer. Le « cousin » - malheureusement j’ai oublié son nom – nous paye une bière avant de nous faire faire une visite guidée de l’établissement qui est encore assez vide. C’est lui en fait qui fait tourner la boîte. Cool, désormais tout le staff nous connaît. On retourne alors s’occuper de nos deux Chiliennes. Xan a bien entendu beaucoup moins de mal à parler, mais je me débrouille tant bien que mal, surtout avec Marcella qui ne semble pas être totalement désintéressée…See what happens !
En tous cas, la soirée est super sympa. Pendant que les filles sont parties se préparer pour leur show, Xan et moi passons un moment sur la piste qui s’est bien garnie. Apparemment, le « gringo » a tendance à attirer les regards pleins de convoitise de pas mal de Chiliennes. Je croise le « cousin » aux baños (WC), qui m’invite à le suivre derrière le bar où il m’offre un Pisco Sour (ce sera le premier d’une longue série…). Je passe un long moment avec lui derrière le comptoir en me sentant plus « local » qu’à Hossegor !
Les filles reviennent : Marcella m’invite à danser – impossible de refuser, et puis pourquoi refuser toutes façons ? Nous échangeons quelques baisers plutôt tendres. Ca me va. Carolina avait un copain et je ne dois plus hésiter entre l’une et l’autre. Ceci dit, aucun regret car Marcella est vraiment adorable.
A la fermeture de la boîte, Xan manque à l’appel bien que son blouson soit toujours là. Je ne m’inquiète pas plus que ça en me disant qu’il a du prendre le bus ou se faire ramener en voiture accompagné d’une belle Chilote. Quant à moi, on me ramène jusqu’à l’auberge vers 6 heures du matin avec Marcella et Carolina. Xan était bel et bien à l’auberge après être rentré en bus et dormant seul dans une autre chambre, pour des raisons obscures, probablement un peu trop de Pisco… Je dis bonne nuit à tout le monde avant d’aller me coucher bien sagement à mon tour.
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MessageSujet: Re: Mon voyage initiatique au Chili   Jeu 28 Déc - 19:11

Vendredi 4 novembre : Ancud

Je me réveille à 13 heures et quelle bonne surprise : le petit déjeuner est encore servi à une heure aussi tardive ! Par contre j’ai râté le départ de Marcella et Carolina qui sont déjà reparties pour Osorno. Que pena !
Dans l’après midi, Hector nous propose de nous emmener à un endroit au nord-est de l’île pour voir des pingouins. Il nous conduit donc au bord d’une baie sur l’Océan Pacifique d’où nous embarquons sur un Zodiac afin de nous rapprocher de trois petits îlots peuplés par ces petits animaux très rigolos. J’ai de la chance : les explications sont données en allemand car la responsable du site protégé est allemande et aussi parce que nous partageons l’embarcation avec deux femmes et une gamine allemandes elles aussi. Xan a un peu le mal de mer, étant encore quelque peu ‘hangovered’ du Pisco de la veille.
Au retour, Hector nous promène un peu et nous emmène dans un petit « musée archéologique ». Il s’agit en fait d’un petit hangar en bois d’environ 20 m² rempli de bric et de broc. Il y a surtout des cailloux, quelques ossements et deux ou trois animaux empaillés de manière très rudimentaire, le tout disposé sur des étagères sans aucune logique apparente. C’est surtout très folklo, et l’entrée ne coûte que 300 Pesos (env. 3,50 Frs !).
Après le retour à l’auberge, Xan et moi décidons de nous promener un peu dans Ancud. Sur le chemin du retour, en passant sur une voie près du port nous tombons sur un groupe de pêcheurs chilotes en train de boire du Pisco. Le contact est vite établi et ils s’avèrent être encore une fois des gens extrêmement sympatiques. Nous parlons de la France et eux de leur pays. Ils nous offrent de leur Pisco et finissent au bout d’une petite demi-heure par nous inviter à un « asado », un barbecue, chez eux, à deux pas de là. Tout le monde donne 500 Pesos et 2 d’entre eux partent acheter de la viande (essentiellement du porc) et du vin. La soirée, qui va se prolonger jusque tard dans la nuit, sera géniale et nous apprendrons beaucoup sur ces gens, leur peuple et leur pays. On pourrait croire que, par notre éducation et nos connaissances, nous leur sommes supérieurs à bien des égards, mais en réalité, c’est plutôt le contraire. Ces gens ont beaucoup de choses à nous apprendre et ils sont bien plus « riches » que nous par leur authenticité, leur gentillesse, et leur générosité désintéressée.
Vers la fin de la soirée arrivent deux « chicas » : Baleska et Andrea. C’est à croire que Chiloé est un Paradis sur terre car Andrea est encore une fois un véritable petit ange ! Nous finissons donc, Xan, Kenny (un jeune Chilote très sympa), Baleska, Andrea et moi sur une petite plage des environs autour d’un feu de camp. Xan ne résiste pas aux appels insistants de sa sirène Baleska qui manifeste le désir de prendre un bain de minuit. Quant à moi, je m’abstiens. Il faut dire qu’il ne fait pas très chaud (je supporte très bien mon écharpe) et que l’eau du Pacifique est à 12°C ! D’ailleurs, mon ami ne s’est pas mouillé plus que les mollets, mais a quand-même fini en tenue d’Adam sur la plage avec Baleska pour lui tenir chaud. Quant à moi, je me contente d’échanger quelques baisers avec Andrea et le simple fait de la tenir silencieusement dans mes bras sans me poser plus de questions suffit à mon bonheur éphémère. Nous raccompagnons Andrea chez elle sous des trombes d’eau et prenons congé de Kenny avant de rentrer tous les trois (…) à l’auberge. J’étends mes affaires trompés par la pluie avant de sombrer dans un sommeil profond alors que Xan dors encore une fois dans une pièce voisine. Cette fois-là, le Pisco n’y était pour rien.
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MessageSujet: Re: Mon voyage initiatique au Chili   Jeu 28 Déc - 19:13

Lundi 5 novembre : Ancud - Castro

Xan et Baleska viennent me réveiller vers 10 heures. Juste avant qu’elle ne parte, il s’aperçoit qu’il a perdu sa Swatch. Il l’avait confiée à Andrea avant de prendre son bain de minuit la veille. Baleska propose donc de repasser vers midi à l’auberge après avoir récupéré la montre chez Andrea.
Après le petit déjeuner, nous préparons nos sacs et attendons midi dans le salon, au coin du feu, avec Hector. Nous faisons également la connaissance de Pierre-Yves, un breton installé au Guatemala. A priori, ça n’a pas l’air terrible comme pays car, dixit Pierre-Yves, « La bouffe y ressemble à de la merde et les Guatémaltèques sont des gros bœufs… » (enfin, nous ne prendrons certes pas ces propos pour argent comptant !)
Midi passé et toujours pas de Baleska. D’après Hector, Xan peut faire une croix sur sa montre tout en précisant qu’une nuit d’amour en échange d’une Swatch, ce n’est pas si mal tout compte fait…
Nous partons donc en direction de la gare routière après avoir fait nos adieux à Hector et Nelida, son épouse. On s’y sentait comme en famille.
La gare routière est assez éloignée – peut-être 4 km. Peu avant d’arriver à notre destination, nous apercevons Hector dans son 4x4 qui nous klaxonne en brandissant la Swatch de Xan ! Baleska avait juste un peu de retard. C’étaient donc des chicas honnêtes et nous voilà rassurés à tous points de vue.
Le bus – que nous payons encore une fois une misère – nous emmène à Castro, la capitale administrative de Chiloé, fameuse pour ses maisons colorées construites sur pilotis.
Nous trouvons donc à nous loger dans une auberge assez près du centre et partons nous balader à travers la ville. Rien de bien extraordinaire, si ce n’est les maisons multicolores et l’église. Au milieu de l’après midi, nous décidons d’aller dans un bar qui avait l’air correct. On s’installe au comptoir pour commander deux cervezas et sympathisons très vite avec Jorge, le patron. Il s’agit encore une fois d’un Chilien très aimable. Il nous fait goûter gratos 4 ou 5 liqueurs locales. Puis il nous conseille un restaurant pour manger du poisson, notamment du congre et nous lui donnons rendez-vous pour la fin de la soirée.
Le restaurant (encore un « El Sacho ») valait vraiment le coup ; cadre très chouette avec vue sur la baie, service soigné et sympa et un « congrio » absolument succulent.
Comme prévu, nous retournons voir Jorge qui nous concocte deux Caïpiriñas particulièrement corsées. Vers une heure du matin, nous repartons à l’auberge après deux verres chacun, quelques sourires échangés avec une Chilienne attablée à côté de nous, et surtout des moments franchement amicaux avec Jorge.
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MessageSujet: Re: Mon voyage initiatique au Chili   Jeu 28 Déc - 19:13

Mardi 6 novembre : Castro - Chonchi

Après le réveil nous partons munis de nos appareils photo pour prendre quelques clichés de la ville. Au détour du port, nous tombons sur une petite cabane avec un écritau portant la mention « bar ». Comme nous n’avions pas pris de petit déjeuner c’était le moment idéal pour prendre un café… pensions-nous. On se retrouve dans un petit bouiboui avec 4 locaux qui sirotent une bière en discutant avec la patronne rivée derrière son minuscule comptoir. Pour ne pas changer, la conversation est vite engagée et nous vivons encore une fois un moment d’intense humanité. L’un d’eux nous dit qu’aujourd’hui le monde est en guerre (référence à l’Afghanistan et à la Palestine) et que nous sommes des étrangers issus de deux civilisations différentes en train de partager un verre (« compartiendo un trago ») et que ça, ça n’a pas de prix. Ceci résume assez bien l’accueil qui nous aura été réservé tout au long de ce séjour. Bien entendu, le café que nous comptions boire s’est vite transformé en bière…
Puis nous arrivons sur le marché artisanal de Castro où j’en profite pour m’acheter une écharpe, ayant perdu la mienne sur la plage à Ancud. Puis, retour à l’auberge, en passant par la Plaza de Armas (il y en a une dans chaque ville au Chili) où j’échange, encore une fois, quelques sourires avec la population locale...
Nous prenons alors notre paquetage et montons dans le bus pour Chonchi, petit village de pêcheurs, un peu plus au sud.
Sur place, nous rencontrons des « gringos » qui nous indiquent le chemin de l’auberge « Esmeralda » située au bord de la plage dans un cadre paisible. Après une petite ballade dans le village d’environ 1000 habitants, nous retournons « à la maison » et sympathisons avec un couple d’Australiens qui font le tour du monde et avec Kevin, un américain de Berkeley, CA. Après avoir dîné dans un petit restaurant du coin, la soirée qui se poursuivra dans le chalet où nous dormons sera très sympa. Xan discutera encore jusque tard dans la nuit avec Niamh, une Dublinoise dont il vient de faire la connaissance et qu’il ne manquera pas de revoir à son retour à Dublin…
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MessageSujet: Re: Mon voyage initiatique au Chili   Jeu 28 Déc - 19:14

Mercredi 7 novembre : Chonchi – Puerto Varas

Matinée paisible passée à traîner sur la terrasse de l’auberge, à regarder le paysage, à se remplir les yeux et l’esprit. J’aperçois quelques phoques nageant dans la baie.
Edward, l’Australien, nous conseille vivement une halte à Puerto Varas, petit village côtier situé à une dizaine de kilomètres de Puerto Montt. Comme de toute façon nous n’avons pas le temps d’arriver assez tôt à Puerto Montt pour prendre notre avion pour Punta Arenas, nous décidons de suivre son conseil.
On se rend à l’arrêt de bus accompagné de Kevin et des Australiens qui se rendent, eux, vers le sud de l’île. Leur bus part avant le nôtre et nous prenons congé. Du ferry qui nous ramène sur le continent nous faisons nos adieux à Chiloé où nous avons déjà vécu tant de choses, rencontré des gens si chaleureux et échangé des regards si tendres qui, quand j’y repense, m’ont apporté du bonheur éphémère certes, mais du bonheur quand-même.
Nous voilà donc arrivé à Puerto Varas, petite ville bâtie au bord d’un lac dominé par le volcan Osorno. En dehors des souvenirs que m’évoque ce nom, c’est une montagne majestueuse, le volcan par excellence à l’instar du Fuji-yama. En plus il fait un temps splendide et la cime enneigée de l’Orsorno se détache sur le ciel d’un bleu azur. Nous nous dépêchons de prendre quelques photos avant le coucher du soleil.
A l’auberge, tenue par la charmante Myriam, nous discutons un peu avec Blair et Richard (un Kiwi et un Sud-africain) avant d’aller manger de la viande pour la première fois depuis notre arrivée au Chili. Pour finir la soirée, nous allons boire quelques bières australes dans le seul bar qui semble être ouvert. A défaut de rencontrer des locaux, nous passons un bon moment à discuter avec le barman. Dans un coin du Pimm’s (nom du bar) trône un écran géant sur lequel passent des vidéos de surf. On se croirait au Rock Food à Hossegor ! Dodo vers 2 heures du matin.
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MessageSujet: Re: Mon voyage initiatique au Chili   Jeu 28 Déc - 19:14

Jeudi 8 novembre : Puerto Varas – Puerto Natales via Punta Arenas

Nous profitons de la matinée pour passer en vitesse dans un cybercafé afin de donner quelques nouvelles et de checker nos e-mails. La connexion est plutôt lente, mais ça va. Petit détour par le « correos » (la Poste) avant de prendre nos sacs à l’auberge : le Grand Sud et la Patagonie nous attendent !
Nous arrivons à l’aéroport de Puerto Montt avec un excellent timing et le vol vers Punta Arenas s’effectue sur un 737-300’s très confortable avec repas et film en prime. Je préfère quand-même me laisser envoûter par la Cordillère des Andes qui défile sous mes yeux tout au long du vol plutôt que de regarder Tomb Raider, un véritable navet cinématographique !
Ca y est, nous sommes à Punta Arenas, par 51° de latitude sud, sur le détroit de Magellan. C’est quasiment la fin du continent américain puisque après il n’y a plus que la Terre de Feu. Il fait assez beau mis à part le vent qui souffle assez fort – normal, nous sommes en Patagonie.
Un mini-bus nous amène à la gare routière d’où nous prenons un car pour les 3 heures et demie de route qui nous séparent de Puerto Natales. Nous longeons d’abord le détroit de Magellan avant de nous enfoncer dans la pampa patagonienne. Le paysage est plat et aride et les seules élévations que nous voyons sont des moutons, par milliers.
Vers 20 heures 30 nous arrivons à Puerto Natales où nous trouvons refuge à l’Hospedaje « Los Inmigrantes ». C’est génial : 4000 Pesos la nuit (45 Frs.), petit déjeuner inclus, dans une petite maison en bois très confortable. Soledad, la propriétaire des lieux, nous réserve un accueil particulièrement chaleureux.
Nous allons nous coucher après un dîner très copieux composé d’un plat unique s’appelant « salmon a lo pobre », du saumon avec deux œufs, des oignons et des frites –un délice !
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MessageSujet: Re: Mon voyage initiatique au Chili   Jeu 28 Déc - 19:14

Vendredi 9 novembre : Puerto Natales

On se lève vers 9 heures et on prend un petit déjeuner très sympa avec Soledad. On plaisante beaucoup, mis à part le moment où elle nous raconte un épisode plus que tragique de sa vie de jeune fille… C’est assez rude ce qui lui est arrivé.
Après, elle nous fait un briefing complet sur notre trek au Park national Torres del Paine (elle était guide de haute montagne à une époque), carte à l’appui. Solé (elle veut qu’on l’appelle comme ça) nous indique les refuges et les treks afin de voir l’essentiel de Torres, sachant que nous ne pourrons y consacrer que trois nuits et quatre jours. D’après ses indications, il n’y a ni nourriture ni eau chaude dans le parc. On ne va pas en mourir !
Vers midi nous partons flâner en ville, achetons quelques cartes postales et prenons un déjeuner copieux (encore !) dans un restaurant près du port, El Maritimo. Durant le repas, nous faisons la connaissance d’un couple d’Autrichiens à la retraite. Sujets de discussions variés et ambiance cordiale – ils nous font goûter leur vin blanc chilien, un excellent « gato blanco ».
Désormais il faut s’occuper de l’équipement et des vivres pour l’expédition au parc. Xan et moi achetons un sur-pantalon étanche (on est quand-même en dans une région réputée rude, alors il vaut mieux prévoir…), Xan une housse imperméable pour son sac à dos et moi un bonnet péruvien (j’ai une sacrée touche avec ça !) pour garder les oreilles au chaud. Pour terminer notre préparation nous passons au supermercado pour acheter les victuailles.
Retour à l’auberge pour une dernière mise au point et pour payer les deux nuits à Solé au cas où il nous arriverait quelque chose à Torres del Paine. Nous préparons nos sacs à dos en laissant quelques affaires sur place avant de prendre un repas rapide dans une sorte de pizzeria non loin de Los Inmigrantes car il faut se lever tôt demain : le bus vient nous chercher à 7 heures. Il me tarde d’y être, même si j’appréhende déjà les douches froides…
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MessageSujet: Re: Mon voyage initiatique au Chili   Jeu 28 Déc - 19:15

Samedi 10 novembre : Torres del Paine

Solé nous réveille à 6 heures 45 : elle a eu une panne d’oreiller ! Panique à bord, mais nous sommes quand-même prêts à 7 heures. De toute façon, le bus a ¼ d’heure de retard et nous y montons accompagnés de Knut, un allemand qui loge également à Los Inmigrantes, non sans avoir fait une bise chaleureuse à Solé.
Le voyage dure un peu plus de trois heures sur une voie qui ressemble plus à une piste qu’à une route. Xan en profite pour une remise à niveau de sa culture germanique en se faisant raconter la légende du joueur de flûte de Hamelin par Knut, lui-même originaire de cette ville. Après une pause café près d’un poste frontière entre le Chili et l’Argentine, j’aperçois mon premier condor qui plane majestueusement au-dessus des sommets de la Cordillère des Andes. Plus surprenant : nous apercevons un ñandu – sorte d’autruche – au bord de la route. Puis viennent des troupeaux entiers de guanacos, animaux très rigolos, genre de croisement entre un lama et un chameau !
Nous arrivons enfin à l’entrée du parc où nous devons nous faire enregistrer et payer un droit d’entrée. Un mini-bus plein à craquer nous amène à l’Hosterria Las Torres. Au début, le chauffeur ne voulait pas nous prendre car il n’avait plus de place en nous expliquant qu’il n’y avait qu’un quart d’heure de marche. Sachant que c’est à peu près le temps que nous avons mis en bus, je n’ose même pas imaginer le temps qu’on aurait mis à pied avec nos sacs !
Au « Refugio Torres », où nous avions prévu de passer la première nuit, nous apprenons que tout est complet et que le seul refuge où il y ait encore de la place, est le refugio Chileno, non loin des Torres – ces fameuses tours de granit. Nous réservons tout de suite deux lits et partons avec nos sacs vers cet endroit. Knut nous accompagne. Le chemin est loin d’être facile, car tout en montée, avec un vent à décorner les boeufs, mais le paysage est magnifique. Au bout de deux heures environ, nous arrivons enfin au refuge. Nous y sommes accueillis très chaleureusement par l’équipe qui s’occupe des lieux : Claudia, Alba et Erik, tous Chiliens de Patagonie. Du coup, comme tout est plein par ailleurs, nous décidons de rester deux nuits ici. Notre décision est applaudie par les trois pré-cités avec des exclamations du genre : « Super ! les deux Français restent une nuit de plus ! » C’est marrant, ça fait à peine 20 minutes que nous venons d’arriver…
Pour reprendre quelques forces, nous mangeons un peu et buvons un café avant de partir avec des sacs allégés en direction des Torres, ces trois immenses tours de granit. Le début du trek n’est pas trop difficile, même si ça monte un peu. Le finish par contre est plus ardu : il s’agit d’une côte assez raide constituée de gros rochers, le tout sous la pluie et le vent. Nous arrivons enfin en haut, exténués. Mais ça valait vraiment la peine ! Malgré les conditions climatiques épouvantables (toujours autant de vent et la pluie s’est maintenant transformée en neige), nous voyons se dessiner les ombres des Torres à travers le brouillard, dominant le lac vert émeraude qui se trouve juste devant nous. Il n’y a que nous, nous nous sentons seuls au monde... Cet endroit a quelque chose de mystique, ce silence et cette beauté imposante. Quels instants magiques !
Nous en profitons une bonne demi-heure avant d’entamer la descente. Il faut faire très attention à ne pas glisser sur les rochers (c’est ni l’endroit ni le moment pour se fracturer une cheville), mais c’est quand-même plus facile qu’à l’aller. On arrive au refuge environ 4 heures et demie après en être parti. La douche chaude (!!!) fait un bien fou et ce que nous venons de vivre nous fait oublier la fatigue physique.
Xan et moi nous installons alors dans un coin de la salle à manger en attendant qu’une table se libère et que l’équipe du refuge libère la cuisine afin que nous puissions préparer notre repas. Au moment où nous nous apprêtons finalement à déguster nos pâtes à l’eau (Erik nous a quand-même fourni un peu de beurre et de sel) il ne reste presque plus personne dans la salle, en dehors d’Erik, Alba et Claudia. C’était inévitable, nous terminons attablés avec eux. Ils sont adorables. Erik nous joue des chansons de son pays à la guitare. Il se débrouille plutôt bien, tant au niveau de la gratte que de la voix. Ce sont essentiellement des chansons mélancoliques, tristes et très belles. Je me fais traduire une partie des paroles par Xan et Erik parle très bien anglais. Les packs de « tinto » (vin rouge) défilent et la soirée est géniale. Erik, qui est en fait le responsable du refuge, nous parle beaucoup de son pays et de la Patagonie en particulier. Nous apprenons ainsi que l’appellation « Tierra del Fuego » (Terre de Feu) vient du fait que les Indiens qui vivaient sur ces terres dans des conditions extrêmes se réchauffaient en allumant des feux énormes et que, comme ils n’avaient pas d’allumettes et encore moins de briquets, ils avaient l’habitude de transporter le feu d’un endroit à un autre sur leurs barques. Quand les Anglais virent cela, ils donnèrent le nom de « Tierra del Fuego » à l’archipel. De même, notre « amigo patagon » nous explique l’origine du nom Mapuche (peuple indigène de Patagonie) : dans leur langue « Mapu » signifie la terre tandis que « Che » signifie « l’Homme » : Hommes de la terre donc.
Mais le moment qui m’a le plus ému ce soir-là, c’est quand Erik a décroché une photo du mur pour nous l’offrir, en nous disant qu’elle y est depuis deux ans et qu’il avait utilisé une pellicule entière pour en sortir une ou deux prises de vue exploitables. Ce sont les Torres au coucher du soleil. Il nous la dédicace sur le verso avec des mots très amicaux.
Claudia se couche un peu plus tôt (zut alors ! …), mais nous restons quand-même jusqu’à trois heures du matin. Je crains que nous ne soyons pas debout pour voir les Torres au lever du jour…
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MessageSujet: Re: Mon voyage initiatique au Chili   Jeu 28 Déc - 19:15

Dimanche 11 novembre : Torres del Paine

Effectivement, le soleil est déjà bien haut quand on se réveille vers 9 heures du matin sur les notes mélancoliques et les textes révolutionnaires de « Sol y Lluvia » qu’Erik a programmé sur la chaîne du refuge. Nous prenons un petit déjeuner en toute tranquillité alors que les plus courageux reviennent déjà de leur trek matinal avant de partir à notre tour en direction du « Camp Japonais », notre destination du jour qui se situe à l’entrée de la Valle del Silencio. Le trek est moins physique que celui de la veille. Sur la quasi-totalité du parcours nous longeons une rivière en contrebas, en passant à travers la forêt au milieu d’une vallée encaissée entre les montagnes enneigées, en traversant de petits torrents et en passant sous des chutes d’eau. C’est à la fois magnifique et paisible. Nous faisons quelques haltes silencieuses pour profiter de cet environnement propice à la méditation et faire le point sur la vie en général et sur nous-mêmes en particulier.
Retour au refuge vers 18 heures suivi d’une douche et d’un café. J’ai un peu mal aux pieds, mais ça devrait aller.
La soirée sera plus calme que la précédente. Nous sympathisons avec deux Suissesses, Nicole et Maedi, qui commencent par nous inviter à prendre une bière, et nous expliquent qu’elles viennent de Bien, près de Gruyère, la ville du fromage, et semblent vouloir nous faire boire plus que de raison… Nous passerons un bon moment en leur compagnie et Xan dormira même dans le lit superposé de Maedi, qui a le vertige et préfèrera dormir par terre… Le repas du soir nous est offert par Erik. Même si la viande est hyper cuite, c’est toujours mieux que nos pâtes à l’eau. Tout le monde semble fatigué et se couche peu à peu, même nos Suissesses (à mon avis c’est pas une très grande perte…) et pour finir nous ne sommes plus que trois : Claudia, Xan et moi. Nous en profitons pour prendre quelques photos.
Le ciel ce soir est encore une fois superbe et la Croix du Sud est bien visible au-dessus de l’ombre des montagnes qui se détache sur l’horizon.

Lundi 12 novembre : Torres del Paine – Puerto Natales

C’est la fin de notre séjour dans Torres del Paine. Nous prenons tranquillement notre petit déjeuner et traînons un peu au refuge en discutant entre autres avec un Hollandais très sympa qui essaie de nous faire prononcer des noms imprononçables dans sa langue barbare.
Nous décidons de redescendre doucement vers 13 heures, mais c’était sans compter sur Alba qui nous supplie presque de rester encore un peu. Soit, il est vrai que le bus ne part qu’à 19 heures et qu’il faut compter environ deux heures de marche. Nous ne partons donc que peu après 15 heures et les adieux sont assez émouvants. Alba demande à Xan en souvenir une lanière multicolore accrochée à son sac à dos. Nous nous enlaçons à plusieurs reprises avant de partir finalement. La descente est encore une belle petite ballade avec une vue superbe sur les lacs de la vallée qui nous renvoient des reflets turquoises, verts et bleus.
En attendant le bus, nous rencontrons Marcelo, un Chilien qui parle parfaitement anglais. Comme tous les Chiliens a priori, il est super sympa et nous donne rendez-vous à l’aéroport de Punta Arenas le lendemain pour prendre une bière ensemble.
Après le retour à Puerto Natales en mini-bus nous retrouvons Solé qui nous accueille en nous prenant dans ses bras. Nous posons nos sacs et allons en vitesse manger un hamburger géant au « Masay », une sorte de fast-food local.
En rentrant à Los Inmigrantes, nous préparons nos sacs tout en discutant avec notre room-mate, un Américain assez sympa avec des points de vue plutôt simplistes et extrémistes, qui nous explique qu’il n’a jamais eu sa guerre, étant trop jeune pendant la guerre du Viet-Nam, et qu’il aimerait mieux être en Afghanistan pour botter le cul des Talibans… C’est lui qui nous apprend qu’un airbus d’American Airlines s’est encore écrasé sur le Queens. SHIT ! Nous arrivons quand-même à trouver le sommeil, même si Xan se pose des questions sur la pérénité de son job à Dublin.
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MessageSujet: Re: Mon voyage initiatique au Chili   Jeu 28 Déc - 19:16

Mardi 13 novembre : Puerto Natales – Calama

Après le petit déjeuner nous prenons congé de Solé. Elle offre une dent de requin pétrifiée à Xan et à moi une petite figurine d’artisanat local. Elle est adorable. Elle nous fait promettre de lui écrire à notre retour France.
Le bus nous dépose directement à l’aéroport. Parfait ! Je suis un peu nostalgique à l’idée de quitter la Patagonie et le Sud du Chili en général. J’y ai vécu des moments uniques, forts et chargés en émotion.
Le trajet aérien jusqu’à Calama (à plus de 4600 km au nord, à la frontière de la Bolivie) constitue pour moi un nouveau record personnel avec quatre décollages et quatre atterrissages entre 13 heures et 23 heures ! Punta Arenas – Puerto Montt – Santiago – Antofagasta – Calama. Vu l’heure tardive de notre arrivée sur Calama, il n’est plus question de rejoindre San Pedro de Atacama aujourd’hui. Nous passons donc la nuit sur place après être passés dans un bar pas trop mal et mangé une saucisse-frites à 2 heures du matin.

Mercredi 14 novembre : Calama – San Pedro de Atacama

Nous quittons l’auberge avec tous nos bagages et partons faire un tour de la ville de Calama. Nous y profitons de la présence d’un cybercafé pour accéder à nos e-mails avant de faire quelques emplètes dans un magasin de disques, histoire de ne pas quitter le Chili sans quelques CDs de musique traditionnelle.
Le changement de climat par rapport à la Patagonie est impressionnant. Ma serviette a le temps de sécher en 20 minutes pendant que nous discutons avec un couple de Français croisés dans la rue.
Je repère un pressing juste à côté du terminal des bus. Excellent! Nous y laissons nos affaires sales, notamment ce dont nous aurons besoin pour le vol de retour pour tout récupérer propre et repassé à notre retour du désert.
Le trajet vers San Pedro, d’environ une heure et demie, est impressionnant ; nous traversons des paysages irréels : désert absolu à perte de vue, parsemé de quelques petites cordillères avec les Andes enneigées à l’horizon.
Dans le bus, nous faisons la connaissance de Mario, un Suisse quinquagénaire. Il connaît très bien la région puisqu’il y vient depuis plus de 15 ans. C’est plutôt intéressant de l’écouter parler. Arrivés à San Pedro nous le suivons sans poser de questions jusqu’à l’auberge où il compte loger et nous nous retrouvons sans avoir le temps de dire « ouf » avec lui dans une chambre à trois lits. Je suis un peu énervé car, d’une part l’auberge est pourrie (elle figurait sur notre liste noire) et d’autre part, je commence à en avoir assez de Mario qui se montre particulièrement collant et qui passe son temps à pester contre les touristes. Je fais part à Xan de mon désir de nous en débarrasser au plus vite et de déménager dès le lendemain. Il n’y est pas opposé. En début de soirée, nous nous échappons et nous réservons une chambre pour le lendemain dans l’auberge Licancabur (du nom du volcan qui domine le village à l’horizon). Ca paraît bien plus sympa et propre. Puis nous allons dîner dans un restaurant au cadre superbe. La « salle » est située dans un patio à l’extérieur avec un grand feu de bois au milieu. Tout est construit en adobe – comme presque toutes les maisons à San Pedro d’ailleurs – et nous pouvons observer le ciel étoilé tout en mangeant. C’est magique.
Nous terminons dans un bar (« L’Estaka ») très sympa où nous établissons quelques contacts furtifs avec 2 touristes du sexe opposé, qui resteront sans suite.
De retour à l’auberge, nous profitons de l’extinction des feux dans le village (l’électricité est coupée la nuit) pour admirer le ciel depuis le patio. C’est magnifique. Je n’ai jamais rien vu de tel. La multitude d’étoiles visibles est extraordinaire dans ce ciel limpide sans la moindre pollution atmosphérique ou lumineuse.
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MessageSujet: Re: Mon voyage initiatique au Chili   Jeu 28 Déc - 19:16

Jeudi 15 novembre : San Pedro de Atacama

Vers 9 heures nous levons le camp après avoir expliqué à Mario que nous ne resterons pas à l’auberge « Florida » pour déménager à l’auberge « Licancabur ». C’est vraiment bien mieux et en plus nous nous débarrassons du Suisse.
Une fois installés dans nos nouveaux quartiers nous prenons nos appareils photo et quittons le village pour quelques prises de vue du désert et du volcan. Un peu plus loin nous voyons le volcan Lascar qui fume tranquillement. Il s’agit d’un des volcans les plus actifs de la Cordillère des Andes.
De retour à l’auberge, nous faisons la connaissance de Jean-Louis, un chirurgien français installé à la Martinique. Il est sympa.
Au milieu de l’après-midi, nous partons en excursion vers le Salar de l’Atacama – le désert de sel. Le soleil tape fort et la réverbération sur le sel accentue la sensation de chaleur. Mais nous avions prévu le coup et sommes couverts d’écran total et munis de grands sombreros à larges bords. Nous y voyons quelques flamants roses qui se tiennent à distance respectable. Malheureusement, il est interdit de s’approcher. J’espère qu’on les verra quand-même sur les photos. Par ailleurs, nous apercevons quelques lézards et de petits oiseaux très haut sur pattes munis d’un long bec recourbé. Plutôt rigolos.
Au retour, le bus fait une halte dans un tout petit village plein de boutiques d’artisanat soit disant « local ». Ca nous saoule très vite, alors nous partons à la recherche d’un bar pour se boire une bière, histoire de se rafrâichir le gosier. Grâce aux indications des locaux, nous finissons par trouver un local désert pourvu d’un comptoir. L’endroit ne doit pas être très fréquenté puisqu’ils n’avaient qu’une bouteille de bière au frais (!). Ca nous suffit étant donné qu’il s’agit d’un demi-litre.
Avant de rentrer sur San Pedro, le bus s’arrête encore une fois au-dessus d’une petite vallée très verte qui contraste avec le désert environnant et une dernière fois au bord de la route pour admirer le coucher de soleil. Les couleurs sont très belles et nous voyons les montagnes passer au rouge puis au violet. Superbe !
De retour à l’auberge nous tombons sur Jean-Louis attablé dans le patio avec une belle Italienne – le salopard, il n’a pas perdu de temps ! Aurora est hôtesse de l’air, plutôt jolie donc et très sympa. Elle voyage seule et loge également au Licancabur. Tout le monde parle anglais et le courant passe bien. Nous décidons par conséquent de d’aller dîner ensemble. Au cours du dîner, Aurora nous demande si elle peut nous accompagner lors de notre ballade en vélo vers la Valle de la Luna le lendemain et pour l’excursion prévue le surlendemain vers les Geysers du Tatio. Nous acceptons bien entendu, sans la moindre arrière-pensée.
Jean-Louis nous quitte vers minuit car il doit se lever tôt le lendemain et nous allons tous les trois boire un verre. J’ai une conversation très intéressante avec Aurora pendant que Xan écoute un groupe de musique traditionnelle dans le bar tout en se faisant brancher par une Chilienne à la beauté discutable (si,si, ça existe !).
Nous retournons à l’auberge vers 2 heures du matin et encore une fois les lumières sont éteintes. Aurora n’a pas de lampe torche – je lui prête la mienne avant d’aller dormir à mon tour.
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MessageSujet: Re: Mon voyage initiatique au Chili   Jeu 28 Déc - 19:16

Vendredi 17 novembre : San Pedro de Atacama

Après un petit déjeuner au « Café Export » avec Xan et Aurora, nous partons tous les trois réserver notre excursion vers les Geysers du Tatio auprès de l’agence « Cosmo Andino » avant de nous renseigner sur la location de VTTs. L’endroit où nous prenons les vélos fait également office de bar et nous y sommes super bien accueillis par Francesca et Jorge, un jeune couple adorable.
Nous comptons partir vers 15 heures bien que tout le monde nous le déconseille à cause de la chaleur. Mais nous sommes déterminés car nous voulons y être avant l’arrivée de tous les bus et profiter après du coucher du soleil.
Après avoir mis plusieurs couches de crème solaire et pris pas mal d’eau ainsi qu’une bouteille de vin, nous quittons l’auberge. Pedro, le patron de l’auberge semble assez inquiet à l’idée que nous rentrions après la nuit et nous informe que s’il nous ne voit pas après 22 heures il viendra nous chercher en 4x4. C’est plutôt cool de sa part.
Avant de nous élancer, Jorge nous fournit un tire-bouchon et trois verres pour le pinard. Nous voilà donc partis sous la canicule (environ 35°C je pense), par vent de face, en montée et sur une piste très accidentée. Cela-dit, les paysages sont encore une fois à couper le souffle et nous nous arrêtons assez souvent pour prendre des photos et se réhydrater. Au bout d’environ deux heures et demie d’efforts nous arrivons enfin au pied de la grande dune au milieu de la Valle de la Luna. Superbe ! Nous sommes seuls, Aurora, Xan et moi. Puis ça commence à se remplir un peu et nous admirons les couleurs au coucher du soleil.
Avant d’entamer notre descente vers San Pedro, nous discutons un peu avec un groupe de quatre Brésiliens qui logent au même endroit que nous. Ils ont loué un pick-up pour monter ici et nous invitent à boire un verre de vin. Nous n’avons pas le temps de toucher à notre bouteille car il faut vraiment se hâter ; la nuit tombe. Au bout de 25 minutes de descente qui s’avère de plus en plus périlleuse – nous n’arrivons plus à distinguer les couches de sable sur la piste, ce qui peut s’avérer très dangereux en VTT – nous nous faisons doubler par les Brésiliens. Ils nous sauvent la vie en nous chargeant avec nos vélos sur le plateau du pick-up. Génial ! Ce n’est pas très confortable, mais c’est toujours mieux que de rouler sans lumières, hormis nos torches, en pleine nuit dans le désert.
Pour terminer cette journée aventureuse nous allons dîner avec Aurora dans un petit restaurant où nous retrouvons Jean-Louis. Pas de bar ce soir, car il faut se lever à 3 heures et demie demain matin et il est déjà minuit passé…

Samedi 17 novembre : San Pedro de Atacama

Aurora nous réveille à 3 heures et demie puisqu’elle a eu la sagesse d’emporter un réveil. Un peu dans le cirage, nous découvrons qu’il fait vraiment froid la nuit dans le désert. Bien entendu, il n’y a ni électricité ni eau et on se débrouille comme on peut avec nos torches. Notre mini-bus nous récupère à 4 heures pile devant l’auberge et après avoir collecté encore quelques passagers dans les environs c’est parti en direction d’ El Tatio.
Malgré la fatigue, je n’arrive pas à dormir étant donné que le véhicule est pas mal secoué sur la piste défoncée. J’admire alors le ciel et les nombreuses étoiles filantes. La buée sur les vitres commence à geler au fur et à mesure que nous prenons de l’altitude et vers 6 heures et demie nous arrivons sur le site à 4300 mètres d’altitude. Dans la faible lueur du jour qui commence à se lever nous voyons des colonnes de vapeur monter à une trentaine de mètres. C’est d’une beauté irréelle. Nous descendons du car et constatons qu’il fait –7°C ! Heureusement que nous sommes bien couverts. Aux alentours de 8 heures le soleil fait son apparition et le spectacle prend de l’ampleur : les geysers commencent à « cracher » des colonnes d’eau d’environ 4 mètres de haut. Nous nous trouvons en plein milieu et c’est vraiment impressionnant. Au bout de quelques minutes l’activité des geysers s’atténue avant de s’arrêter complètement. Les colonnes d’eau laissent alors la place à des bassins d’eau chaude plus ou moins grands et profonds. L’eau y est très claire et les couleurs que l’on aperçoit sont multiples dues à des formations d’algues et de minerais. Javier, notre guide, qui parle anglais, nous apprend qu’un de ces bassins porte le nom de « Geyser français » en souvenir d’un touriste de l’Hexagone qui est tombé dedans en filmant avec son caméscope. L’eau à 85°C a eu raison de lui et il est décédé trois jours après. Moralité : toujours regarder où on met les pieds !
Pendant que certains se baignent dans la « piscine » - un bassin assez grand où l’eau est à 35°C – Javier me demande ainsi qu’à deux ou trois autres personnes si on veut voir un truc très sympa sachant qu’il va falloir marcher sur 2 km aller et 2 km retour. Nous sommes d’accord et le suivons. L’altitude se fait sentir et sur le chemin en légère montée je suis vite essoufflé. Mais ça valait le coup : nous nous retrouvons à un endroit qui évoque l’enfer. Ca sent très fort le souffre et ici les bassins sont remplis d’une boue assez liquide qui fait des bulles sous l’effet des gaz qui remontent des entrailles de la terre. Etonnant et fabuleux. C’est trop con ; je n’ai plus de pellicule pour prendre des photos !
Sur la route du retour vers San Pedro nous nous arrêtons à plusieurs reprises pour admirer des vizcachas (une sorte de lapin à longue queue plutôt marrant) et des vicuñas, petit guanaco vivant en haute altitude et impossible à domestiquer car il refuse de se reproduire en captivité (je ferais pareil !). Enfin, nous nous arrêtons au bord d’une vallée qui abrite plein de cactus énormes poussant tout droit (jusqu’à 7 mètres de hauteur). Xan et moi baptisons l’endroit « Sguegue Valley » ce qui nous fait beaucoup rire. L’altitude et le manque d’oxygène doivent y être pour quelque chose…
Je suis épuisé et pour la dernière partie du trajet Aurora me prête très gentiment son épaule pour que je puisse faire une petite sieste.
En descendant du bus au centre de San Pedro nous tombons sur notre pote Kevin, rencontré une dizaine de jours plus tôt à Chonchi sur l’île de Chiloé ! Nous lui donnons rendez-vous pour le dîner.
Peu après, à l’auberge, nous sympathisons avec Christian – dit « Hani » - un Munichois qui porte exclusivement des « Lederhosen », pantalons bavarois traditionnels en cuir.
Durant l’après-midi, je trouve le moyen de fermer notre chambre avec la clé à l’intérieur. C’est chiant, mais pas dramatique car Pedro a un double de la clé que nous récupérerons un peu plus tard. Puis nous invitons nos sauveurs brésiliens de la veille à partager une bouteille de « gato negro ». Nous en offrons également à Hani qui semble bien apprécier.
Après avoir pris un peu de repos, Kevin nous rejoint à l’auberge et nous partons manger avec Aurora et Xan. Notre Munichois ne viendra pas car il doit partir le lendemain au Tatio. Nous dînons au même endroit que la veille avant de prendre un verre au « Buena Vista » chez Francesca et Jorge. Fatigués, Aurora et Kevin nous quittent et avec Xan nous atterrissons dans une soirée organisée dans un bar un peu excentré. Ca semble sympa et il y a beaucoup de Chiliens et de Chiliennes par rapport aux autres endroits surtout fréquentés par des touristes. Mais j’ai un gros coup de barre (debout depuis 3 heures et demie du matin!) et pars me coucher en laissant Xan se débrouiller avec les deux chicas qui lui sont tombées dessus… (il ne rentrera pas bredouille)
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MessageSujet: Re: Mon voyage initiatique au Chili   Jeu 28 Déc - 19:17

Dimanche 18 novembre : St Pedro de Atacama

C’est notre dernière journée à St Pedro et au Chili – malheureusement.
Je prends un petit déjeuner « en couple » avec Aurora car Xan a beaucoup de mal à se lever à cause d’une grosse fatigue et d’un mal au crâne probablement dû au mélange bière/pisco/bière…
Nous prenons donc un petit déj. très copieux et agréable au « Buena Vista ». Ca se termine vers midi et on pourra donc parler plutôt de « brunch ». A l’auberge nous trouvons un petit mot écrit par la main fébrile de Xan nous annonçant qu’il est à son tour allé prendre un « desayuno » au Café Export, mais il nous rejoint très peu de temps après. En attendant qu’il prenne sa douche, je pars avec notre Italienne faire les boutiques d’artisanat « local », sachant que pas mal de produits viennent en fait de la Bolivie voisine ou du Pérou.
Puis nous partons avec Xan pour acheter nos billets de bus pour le lendemain matin avant de retrouver Aurora et Hani dans le patio du Licancabur pour déguster une bouteille de « gato negro » que notre Bavarois est allé chercher, accompagné d’excellentes empanadas achetées par notre Romaine. Durant ce mini-repas improvisé, Hani s’extasie devant les connaissances approfondies que Xan semble posséder de la langue bavaroise (et oui, 6 mois passés à Regensburg, en Bavière, ça laisse des traces !)
En fin d’après-midi, nous faisons un dernier tour du village pour acheter quelques souvenirs, histoire de se débarrasser de nos Pesos, et une dernière vérification de mes mails dans un cybercafé.
Puis c’est l’heure de ma dernière douche au Chili. Je me rase pour être présentable à l’embarquement avant de préparer mes sacs. Xan en fait de même.
Pour cette dernière soirée nous allons manger avec Aurora et Hani à l’Estaka. Choix judicieux pour plusieurs raison : nous y mangeons bien, nous assistons à un spectacle de jonglerie auquel Hani participe activement et Xan s’achète une bague en argent et en profite pour tenter une approche stratégique avec la vendeuse. En plus, nous retrouvons Francesca et Jorge sur place, ce qui permet à Xan d’offrir son foulard traditionnel basque (« pañuelo de casero ») à Jorge, notre ami du « Buena Vista ».
Nous terminons avec toute la clique pour boire quelques verres au Café Adobe. Il se trouve que la fille à qui Xan avait acheté la bague y est aussi et qu’elle semble plutôt « open ». Mais vers 2 heures du matin quand Aurora, Hani et moi décidons de nous coucher, Xan – non sans quelques hésitations – résiste à la tentation et rentre sagement avec nous.
Avant de regagner notre chambre, Xan et moi restons encore un petit moment dans le patio pour admirer une dernière fois ce ciel de l’hémisphère Sud qui nous émerveille tant. Comme pour nous dire au revoir, il nous envoie une magnifique étoile filante visible plusieurs secondes. Un peu émus, nous partons nous coucher.
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MessageSujet: Re: Mon voyage initiatique au Chili   Jeu 28 Déc - 19:17

Lundi 19 novembre au mercredi 21 novembre : Retour

Le réveil que Pedro nous a prêté sonne vers 6 heures 30. Je me prépare tant bien que mal car il n’y a ni électricité ni eau. C’est encore plus embêtant pour Xan qui doit prendre une douche et se raser. Heureusement pour lui, l’eau – froide uniquement – finit par arriver. Aurora et Hani sont également debout. Elle pour partir en excursion à 7 heures vers le Salar, lui pour prendre un bus à destination de Calama à 8 heures tout comme nous. Lorsque le mini-bus d’Aurora arrive, je lui donne un coup de main pour transporter ses sacs (elle libère sa chambre car elle quitte San Pedro en fin de journée) et nous prenons congé de façon très chaleureuse. C’était une chouette partenaire de route lors de notre séjour dans le désert.
Après que Xan ait fini de se débattre avec son rasoir et l’eau froide, nous, Hani, Xan et moi, partons à l’arrêt de bus. Nous constatons sur place que Hani partira avec un car différent du nôtre. Ceci dit, ce n’est pas un problème car un « taxi colectivo » nous propose le trajet jusqu’à l’aéroport pour la modique somme de 2500 Pesos, en passant par le pressing de Calama où nous avions laissé notre linge sale. C’est bien plus rapide et confortable que le bus et nous décidons par conséquent de transformer nos titres de transport achetés la veille pour 1200 Pesos (14 Frs env.) en confettis. Nous faisons donc nos adieux à Hani qui fait certainement partie des gens super sympas rencontrés lors de notre voyage que nous n’oublieront pas, avant de monter dans le taxi.
Durant le trajet, Xan discute avec une dame installée avec nous sur la banquette arrière. Il se trouve qu’elle habite dans un village voisin de San Pedro dans la même maison que Francesca du Buena Vista. Quant à moi, je sombre dans un demi-sommeil nostalgique en regardant défiler le désert.
Après avoir récupéré nos affaires au pressing, nous arrivons à l’aéroport de Calama avec une bonne marge par rapport à notre vol prévu à 11 heures et nous en profitons pour prendre tranquillement un café.
Nous rejoignons Santiago en deux étapes sans changer d’avion cependant. Il n’est que 14 heures 30 et notre vol pour Dallas ne décolle qu’à 23 heures 50 ce qui nous laisse pas mal de temps. Xan arrive à me convaincre d’en profiter pour aller voir la capitale du Chili. Nous laissons donc nos sacs à la consigne de l’aéroport et prenons un bus en direction du centre-ville. Nous nous y baladons sans but précis, traversons la cour d’un palais ministériel où nous assistons par hasard à la relève de la garde qui semble laisser tout le monde indifférent, et nous nous étonnons de la tenue des serveuses dans la quasi-totalité des bars ou cafés : micro-minis ras-la-touffe et le haut qui va avec. Pourtant nous sommes un plein milieu du quartier des affaires. Qu’est-ce que ça doit être dans les quartiers « chauds » !
Après une petite pause sur la Plaza de Armas, nous traversons une galerie commerciale construite en spirale où 90% des commerces sont des salons de coiffure ! On se fait mater aussi bien par les filles que par les mecs ; l’endroit est surréaliste.
Nous finissons quand-même par trouver un bar « normal » (sans serveuses habillées en putes) et nous nous installons en terrasse pour prendre un café. Excellent emplacement ! Comme nous le constatons plus tard, nous nous trouvons en fait à un bloc d’un « nid », à savoir un lycée, et les lycéennes défilent par grappes dans leurs uniformes tout en nous lançant des regards coquins et des petits sourires. Le potentiel de ce pays est vraiment énorme !
Par contre, cette petite excursion à Santiago nous a conforté dans notre choix de ne pas y avoir consacré plus de temps : beaucoup de bruit et de pollution et, si on fait abstraction des Chiliennes, une capitale comme une autre loin de la magie de Chiloé, de la Patagonie ou de l’Atacama.
Vers 20 heures 30 nous sommes de retour à l’aéroport et je jette un dernier coup d’œil aux Andes. Je serais bien resté…
Après quelques petits achats dans une boutique nous partons nous changer. Après près de trois semaines de vie de routard ça fait bizarre de se retrouver en pantalon à pinces, chemise et cravate. Le check-in est un peu plus long que d’habitude car tous les bagages de soute sont ouverts et fouillés – plutôt rassurant en fait. Puis nous embarquons en « Business » à bord du 767 qui va nous faire quitter ce pays. Après l’apéro et un bon repas, je branche mon DVD pour regarder un film qui m’a été recommandé par Xan, mais la fatigue prend le dessus et je m’endors très vite.
Je me réveille peu avant l’heure du petit déjeuner que je prends tout en regardant le lever du soleil depuis l’avion. C’est assez spectaculaire.
A l’aéroport de Dallas, nous passons les formalités habituelles des services d’immigration et de douane. Notre vol vers Paris ne part qu’à 17 heures 45, ce qui nous laisse bien 11 heures devant nous. En plus de ça, deux mauvaises nouvelles nous attendent : le système informatique refuse de nous enregistrer sur la liste des « stand-by » plus de quatre heures avant le vol et nous aprennons qu’il y a dix « non-rev » (comme nous) listés en First pour 8 places disponibles. Moralité : il faudra se présenter pile à 13 heures 45 pour mettre toutes les chances de notre côté d’autant que nous ne connaissons pas les niveaux de priorité des autres « non-revs » listés.
Nous décidons de faire une croix sur l’éventualité de se rendre au centre-ville de Dallas (option très onéreuse de toutes façons) et de repartir à la « Flagship University », comme à l’aller.
Dans la navette qui nous y conduit, nous rencontrons Sharon, une employée d’American qui suit une formation de deux jours au Learning Center. Après quelques problèmes de communication avec le chauffeur qui n’avait a priori qu’une notion très vague de la langue anglaise, nous arrivons sur place. Encore une fois, nous pénétrons dans les locaux sans que qui que ce soit nous demande de montrer patte blanche. Plutôt étonnant au vu du tout récent crash d’un Airbus de AA non-encore élucidé à ce moment ! Quoi qu’il en soit, Sharon nous invite pour un café et je constate que la dernière mode américaine est de le boire avec du sirop. Rien ne m’étonne plus dans ce pays… Elle prend congé après une petite visite guidée au cours de laquelle elle nous indique la salle de gym où nous pouvons prendre une douche. Elle prend d’ailleurs soin de nous présenter au responsable de l’endroit pour qu’il n’y ait pas de problèmes. Vraiment sympa !
Nous passons alors quelques minutes dans un magasin au sein de l’établissement avant de profiter de l’accès Internet gratuit. J’y passe un peu plus de temps pendant que Xan prend une douche et en profite pour se raser.
Après un passage rapide dans la boutique du musée attenant pour que Xan puisse effectuer quelques achats, nous regagnons l’aéroport.
Nous y arrivons un peu trop tôt pour l’enregistrement mais l’employée au comptoir – très gentille – nous demande de rester dans son champ de vision pour qu’elle nous appelle à 13 heures 45 pile. Nous franchissons donc la sécurité munis de nos cartes d’embarquement « stand-by » et tuons le temps en sirotant une énorme strawberry margarita que Xan m’offre avant de passer au duty-free où je profite de la réduction de –10% sur l’achat de mes cigarettes grâce à mon pote employé d’American Airlines.
Dès que nous voyons du monde à notre gate de départ, nous nous y présentons pour nous faire attribuer nos sièges et dans l’espoir d’obtenir « la First ». La fille au gate nous dit qu’elle nous appellera juste avant l’embarquement mais que ça se présente assez bien pour nous. Elle ne s’était pas trompée : peu après nous embarquons en Première Classe. Même confort et qualité du service qu’à l’aller mais malheureusement je ne suis pas assis à côté de mon compagnon de voyage. Ce n’est pas si grave au fond, étant donné que nous passerons la plus grande partie du vol à dormir.
Nous voilà donc à Paris, dans le froid et l’indifférence ambiante. Nous en avions perdu l’habitude. C’est ici que nos chemins se séparent ; Xan a un vol pour Dublin vers midi et je dois me rendre à Montparnasse pour prendre un TGV en direction de Dax. L’ambiance est un peu pesante, nous sommes tristes tous les deux que cette aventure soit finie. Tant de moments forts vécus là-bas, « là où le Monde prend fin » - ce qui se traduit par « Chile » dans le langage des Indiens Aymará… Mais qui sait, nous y reviendrons peut-être pour réaliser ce projet que nous avons évoqué tout au long du voyage…


Puro, Chile, es tu cielo azulado !

Hasta luego Chile !
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MessageSujet: Re: Mon voyage initiatique au Chili   Jeu 28 Déc - 19:18

FIN
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MessageSujet: Re: Mon voyage initiatique au Chili   Jeu 28 Déc - 21:17

Bonsoir David

Et bien oui, c'était long mais j'ai tout lu, un très grand périple.

Il y a des petits passages un peu.....mais à part ça, très beau compte rendu et très détaillé.

Un pays que je ne connais absolument et que je ne pense pas un jour faire comme tu l'as entrepris.

Bonne continuation, et merci, je vais visualiser tes photos.

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MessageSujet: Re: Mon voyage initiatique au Chili   Ven 29 Déc - 11:24

Merci Martine, surtout d'avoir eu le courage de lire cette tartine jusqu'à la fin Wink
Quant aux passages un peu "...", tu remarqueras que je suis resté très sage tout au long du voyage. C'est mon pote qui s'est laché un peu plus. Je ne voulais pas effacer ces passages de mon carnet de route car ça aussi ça fait parti de mes souvenirs.
Cordialement,
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MessageSujet: Re: Mon voyage initiatique au Chili   Ven 29 Déc - 11:38

Bonjour David

Oui j'ai bien lu et remarqué que tu allais au lit bien sagement, et par contre ton copain, en effet c'est un sacré gugusse.

Bravo et merci encore car tu as dû passé un sacré moment à nous écrire ce compte rendu.

Bonne journée et à bientôt, et surtout continue à nous parler et à venir sur le forum.

Bises Martine
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MessageSujet: Re: Mon voyage initiatique au Chili   Ven 29 Déc - 11:41

voyageuses60 a écrit:

Bravo et merci encore car tu as dû passé un sacré moment à nous écrire ce compte rendu.

Euh...je dois avouer que j'avais écrit ce carnet de route il y a déjà quelques années, après mon retour de ce premier voyage au Chili.
Embarassed
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MessageSujet: Re: Mon voyage initiatique au Chili   Ven 29 Déc - 12:09

Bonjour David sunny

Moi aussi j'ai tout lu mais ça en valait le coup à part comme le dit Martine quelques petit passages un peu....

Tu as du voir des choses magnifiques et j'avoue que je t'envie car ce genre de voyage n'est pas vraiment pour moi (divers raisons).

Merci à toi de nous avoir fait partager ton experience

Amitié Nadine :flower:
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MessageSujet: Re: Mon voyage initiatique au Chili   Ven 29 Déc - 12:26

Merci à toi aussi Nadine d'avoir eu le courage d'aller jusqu'au bout. Franchement, je ne pensais pas trouver des lecteurs aussi assidus Wink
Mais dites-donc, je pensais que ces fameux passages étaient quand-même très "softs". J'espère n'avoir choqué personne en tous cas.
Je tiens aussi à préciser qu'à l'époque mon pote et moi-même étions deux jeunes célibataires - of course !
Amitiés,
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MessageSujet: Re: Mon voyage initiatique au Chili   Ven 29 Déc - 12:51

Salut David
Merci pour ce récit très long!!!
Je m'y suis prise en 2X, :study: mais moi aussi j'ai tout lu!
Belle aventure,il faut le faire,même plus jeune je ne sais pas si je me serai lancée dans ce genre de périple.
Qui sait, dans quelques mois ,tu nous feras peut être ce genre de récit pour la RD Very Happy
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MessageSujet: Re: Mon voyage initiatique au Chili   Ven 29 Déc - 13:36

Pas choqué, mais en fait, il n'y a que des femmes qui ont lu ton compte rendu, et c'est vrai, que nous les femmes, n'avons pas toujours le même point de vue que les hommes.

Et je pense à part exception que nous sommes plutôt soft, dans ce genre de propos.

J'ai bien apprécié aussi de regarder tes photos.

Continue si tu as d'autres comptes rendus de voyage à nous faire partager.

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